On a dormi deux nuits à Spitzkoppe. La première, on était trop fatigués pour vraiment regarder le ciel. La deuxième, on s'est forcés à rester debout.

Je ne sais pas comment expliquer un ciel comme ça à quelqu'un qui ne l'a jamais vu. La Voie Lactée n'est pas une traînée vague — c'est une structure, avec des bandes, des nuages de poussière, des zones plus denses que d'autres. On a passé deux heures assis sur le capot sans dire grand chose.

Le lendemain matin, réveil à 6h. L'air était froid, le ciel passait du violet au rose. Les rochers prenaient une couleur qu'ils n'avaient pas la veille. C'est ça le problème avec Spitzkoppe — chaque heure donne quelque chose de nouveau. On aurait pu rester une semaine.

